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Production de masques : un an après les promesses d’Emmanuel Macron, où en est la filière française ?

En mars 2020, le chef de l’Etat annonçait sa volonté de relancer une filière française de production de masques sanitaires, afin d’atteindre une « indépendance pleine et entière ». Un an plus tard, le contrat n’est qu’à demi rempli.

En France, le début de la pandémie de Covid-19 a rimé avec pénurie de masques. En mars 2020, lorsque les contaminations explosent dans le pays, le stock stratégique de masques est de seulement 140 millions d’unités. Or le personnel soignant, qui est alors le seul à pouvoir s’en procurer, en consomme 40 millions par semaine. Le 31 mars, Emmanuel Macron s’adresse en direct aux Français, non pas depuis l’Elysée, mais depuis une usine stratégique : celle de Kolmi-Hopen, à Saint-Barthélemy-d’Anjou (Maine-et-Loire), premier fabricant français de masques chirurgicaux et FFP2. Le chef de l’Etat annonce alors vouloir relancer la filière française et « produire plus sur le sol national pour réduire notre dépendance et donc nous équiper dans la durée ».

Un an plus tard, la filière française a bien été dopée. La production de masques est passée de 3,5 millions par semaine en janvier 2020 à 100 millions par semaine au premier trimestre 2021, d’après les chiffres fournis par le ministère de l’Economie, qui estime que l’objectif a été atteint. Le nombre d’entreprises productrices a grimpé de quatre en janvier 2020 à une trentaine aujourd’hui. Parmi elles, on peut citer Les Celluloses de Brocéliande, à Ploërmel (Morbihan), Savoy International, à Cluses (Haute-Savoie), ou encore BioSérénity, à Troyes (Aube), et Texinov, à La Tour-du-Pin (Isère). Certaines ont opéré une véritable reconversion, toutes ont investi et embauché pour répondre à la demande de l’Etat.