Décrié par beaucoup d’amoureux du football, souvent considéré comme un sommet monté de toute pièce par Canal + et qui ne met à l’honneur que la violence, les "classico" sont pourtant des matchs à part. En tout cas, ce match est souvent un tournant pour les deux équipes. Rarement ces dernières années, l’OM après avoir perdu un "classico" a su relever la tête rapidement. Et vice versa, quand l’OM s’impose contre Paris, souvent cela lance une série de bons matchs. Comme l’an passé, au Parc des Princes déjà, où l’OM avait entamé son sprint final en s’imposant 1-3. Pour Paris, c’était le début d’une fin de saison sans saveur.
Les années se suivent et se ressemblent. Comme l’an passé, l’OM est allé corriger le PSG chez lui. Comme l’an passé, l’OM a fait parler la poudre et en a passé trois au gardien parisien. Espérons que, comme l’an passé, cette victoire permette d’engranger de la confiance et de se hisser encore plus haut au classement.
Le calme...
Il faut dire que la confiance, à l’OM, on n’en manque pas en ce moment. Et il en a fallu pour venir à bout d’un PSG méconnaissable en première période. Combatifs et entreprenants, les Parisiens ont rendu la tâche dure à l’OM. En exerçant un pressing haut, les joueurs de la capitale ont réussi à monopoliser le ballon, le faisant bien circuler. Les parisiens se sont d’ailleurs procuré plusieurs occasions, mais à chaque fois, la défense avec Mbia et Diawara dans l’axe a empêché les attaquants du PSG de se mettre en bonne position de frappe. L’occasion ici de confirmer que l’axe Mbia-Diawara a de l’avenir tant les deux rocs semblent infranchissables lorsqu’ils évoluent ensemble.
Côté olympien, ce fut le calme plat. Ou presque. Deux occasions sont venues éclairer cette première période. Les deux fois sur coup de pied arrêté. Le premier éclair de génie est venu d’Hatem Ben Arfa dont l’enchainement contrôle-pied-gauche, frappe-pied-droit à 20 mètres de la cage a laissé pantoise la défenses parisienne. Une seconde fois sur une tête d’Heinze, presque victorieuse, qui s’écrase sur le poteau d’un Edel battu. Les marseillais se sont avant tout contentés de contenir les assauts parisiens durant cette première mi-temps. Malgré la domination (stérile) du PSG, c’est l’équipe de Didier Deschamps qui dégageait le plus de sérénité. Paradoxal.
Avant la tempête.
Comme souvent finalement pour Paris, le PSG a fait une bonne mi-temps mais rentre au vestiaire en étant mené. Et comme souvent, leur seconde période, insipide, ne leur permet pas de redresser la barre. Face à l’équipe de Marseille sûre de sa force, un tel scénario ne pouvait que se transformer en démonstration. Lucho, comme à son habitude maintenant, s’est chargé d’agrandir l’écart en marquant une nouvelle fois un but plein d’opportunisme, à bout portant. Cheyrou parachève le score d’un très joli but, enchaînant contrôle du pied gauche, petit pont sur le défenseur et frappe du pied droit. Imparable pour Edel.
Les bonnes choses marchant souvent de paire, l’OM a non seulement confirmé son état de forme exceptionnel offensivement, mais aussi retrouvé une solidité défensive à toute épreuve. Symbole de cette solidité, un Steve Mandanda infranchissable, qui a multiplié les arrêts de grande classe face à des attaquants parisiens écœurés. Comme à sa meilleure époque.
Marseille repart du Parc avec une quatrième victoire consécutive et se retrouve à seulement 3 points du leader Bordeaux qui compte deux matchs en retards (alors que l’OM n’en compte qu’un). La fin de saison s’annonce passionnante.





