Une troisième victoire de rang, un Mamadou Niang qui prend la tête du classement des buteurs, un Steve Mandanda version « invincible »… En beaucoup de points, ce match marque un tournant important pour l’OM.
Grâce à cette victoire, trois jours après son déplacement à Copenhague, Marseille se conforte dans son idée : oui, l’effectif semble suffisant pour pouvoir jouer l’Europa League et le championnat à fond. On pouvait craindre un coup de moins bien pour les olympiens, il n’en a rien été. Présent dans les duels, les Marseillais ont réussit à enchainer là où, il y a quelques mois, ils auraient sans doute sombré.
Une attaque en grande forme
Le meilleur exemple de cet état de fraîcheur reste l’attaque. Marseille s’est créé un nombre incalculable d’occasions franches durant ce match, dont trois ont fait mouche. Trois buts signés Niang, impossible à arrêter, qui s’offre là le premier triplé de sa carrière.
En l’absence de Brandao, Niang a prouvé qu’on pouvait compter sur lui pour mener l’attaque olympienne. Il faut dire que la panoplie du Sénégalais est large. C’est de la tête qu’il s’est une première fois illustré. Reprenant du crâne un centre parfait de Kaboré, Niang n’a laissé aucune chance à Bracigliano en trouvant sa lucarne gauche. Du pied gauche ensuite. Sur un nouveau centre millimétré, cette fois-ci signé Taiwo, l’attaquant marseillais reprenait de volée le cuir, dans le petit filet du gardien Nancéen. Enfin, du pied droit. Parfaitement lancé par un extérieur du droit de toute beauté de Lucho, Mamadou Niang a montré qu’il était aussi adroit dans les face-à-face que sur les centres. Au passage, Lucho confirme qu’il est un passeur hors pair. Niang aurait même pu signer un quadruplé, mais la barre transversale Nancéenne en a décidé autrement.
Niang insatiable, mais pas le seul. Tour à tour, Ben Arfa, Lucho ou Valbuéna sont venus inquiéter l’arrière garde de Nancy. Une victoire qui aurait donc pu être plus large… mais aussi plus étriquée.
La défense aux abois
Si l’attaque a apporté entière satisfaction, la défense, elle, a été fébrile. Pourtant, le retour de Heinze inspirait confiance. Mais l’argentin a été à la peine, surtout en première période. Il faut dire aussi que la paire Mbia – Diawara, titulaire depuis plusieurs matchs, a montré une complémentarité et une solidité à toute épreuve. La barre a été mise haut et Heinze a eu du mal à tenir la comparaison hier soir. Il a aussi eu tendance à laisser Taiwo disputer des un contre un, voire contre deux, sur son côté gauche. Un Taiwo loin d’être exemplaire sur le but de Nancy où il se fait facilement prendre de vitesse par Dia dont le centre en retrait mystifiait la défense marseillaise.
Globalement, le côté gauche a été le point faible de l’équipe marseillaise. Abriel, titulaire hier soir à la place de Cheyrou, n’a pas abattu la même charge de travail que le vice capitaine phocéen. Il a perdu un nombre inhabituel de ballons, mettant en difficulté ses partenaires du flanc gauche.
Mais même si l’OM a concédé beaucoup trop d’occasions, certains aspects de la défense ont été positifs. Parmi eux, la bonne tenue de Kaboré, titulaire à droite, tout comme celle de Diawara, décidément le meilleur défenseur olympien de cette saison et surtout le plus constant. A noter aussi, l’importance des latéraux dans le jeu offensif. Ainsi, Taiwo et Kaboré sont à l’origine des deux premiers buts de Niang, en délivrant tour à tour des centres parfaits.
L’OM fait donc une très bonne opération au classement et peut voir venir sereinement le classico de dimanche prochain. Et chose nouvelle en 2010, les marseillais régalent enfin le Vélodrome. Si l’attaque continue sur le même tempo, les supporters peuvent espérer une fin de saison en boulet de canon, à l’image des deux dernières saisons.





