Un bon OM durant 45 minutes.
Avec Valbuéna associé à Lucho et Abriel au milieu du terrain, l’OM alignait un trio plus qu’à l’aise techniquement. Et sur le terrain, la technique a effectivement parlé. Le duo Lucho-Valbuéna a su se trouver facilement. .Le petit meneur de jeu marseillais s’est rendu très disponible, offrant systématiquement une solution à son compère Argentin. Avec la mobilité apportée par Valbuéna, c’est tout le jeu de Marseille qui a pris de l’ampleur, surtout en comparaison du non match contre Montpellier.
Face à une équipe musclée de Toulouse, l’OM a su, le temps d’une mi temps, gagner la bataille du milieu de terrain. Malheureusement, les Olympiens devaient composer avec un Niang en petite forme, peu à son aise avec le ballon. Un match très étonnant de la part de l’attaquant Marseillais, habituellement très remuant sur le front de l’attaque. Point d’orgue de la mauvaise soirée de Niang, sa tête à quelques minutes du coup de sifflet de la pause, largement à côté alors que l’offrande de Brandao était parfaite. Brandao, justement, était lui dans un bon soir. Le Brésilien, durement touché au visage par un pied haut de Capoue en début de partie, a véritablement pesé sur la défense Toulousaine, n’hésitant pas à prendre part au jeu.
L’autre visage de l’OM
Au retour des vestiaires l’OM montrait un tout autre visage. Alors qu’ils avaient la maitrise du jeu en première période, les Marseillais se sont laissés dépasser par l’envie du TFC. Battus au milieu, dans l’attaque de balle et dans les duels, l’OM a reculé. Et c’est logiquement que Gignac ouvrait la marque d’une tête à bout portant suite à un centre parfait d’Ebondo.
Dès lors, il devenait difficile d’imaginer comment l’OM pouvait revenir dans un match qu’il avait complètement lâché. Les joueurs marquaient le coup, et l’entrée brouillonne de Ben Arfa ne poussait pas à l’optimise. Mais c’est là tout le paradoxe du talent du meneur de jeu Olympien, capable de s’empaler maintes et maintes fois dans une défense de Toulouse bien regroupée puis, de sortir un dribble incroyable et de déposer un centre parfait sur la tête de Brandao, qui ne se faisait pas prier pour égaliser. L’OM arrache une prolongation inespérée à 5 minutes du terme de la rencontre.
Brandao, le coup de canon
Après l’égalisation, le TFC a levé le pied. Et Brandao en a encore profité. Sur un contre, il hérite d’un ballon dans la surface. Excentré, avec un défenseur sur le dos, Brandao ne se pose pas de question et décoche une frappe surpuissante qui laisse Valverde pantois. L’OM prend l’avantage juste avant le changement de camp et se retrouve dans une situation toujours difficile : à 15 minutes de la fin du match et un avec un avantage d’un but, faut-il reculer ou continuer à attaquer ? La fatigue aidant, l’OM va opter pour la première solution et va se recroqueviller devant sa surface. Commence alors un véritable calvaire pour tous les supporters de l’OM, qui n’en finissent plus de voir les joueurs Toulousains se lancer à l’abordage. Mais la défense tiendra le choc.
Pour la première fois de son histoire, l’OM accède à la finale de la Coupe de la Ligue et n’est plus qu’à une marche d’un titre qui fuit le club depuis 17 ans.





