L’OM était- il transit de froid hier soir, au moment d’entamer son match contre Copenhague ? Probablement. Toujours est-il que les Marseillais ont traversé la première mi-temps à un rythme de sénateur. Toujours privé de Brandao, blessé et de toute façon suspendu pour ce match, l’OM a subit durant 45 minutes. Non pas que la domination Danoise eut été impressionnante, les joueurs de Copenhague ne se créant qu’une seule véritable occasion sortie d’une magnifique claquette par Mandanda, c’est surtout que les olympiens ne sont jamais parvenus à accélérer le jeu.
Manque de justesse, de mouvement, de solutions, les Marseillais se sont presque regardés en chiens de faïence. Rien à retenir donc de cette première période, si ce n’est une frappe de loin de Taiwo et une autre de Niang, dans un angle fermé, toutes deux repoussées facilement par le gardien du FC Copenhague. A croire que les Marseillais étaient venus avec l’intention d’attendre que les joueurs Danois lèvent le pied, eux qui n’avaient plus joués depuis plus de trois mois.
L’OM, contre le cours du jeu
Ce que l’OM n’a pas vu venir, c’est que les Danois étaient loin d’être à court de forme, malgré l’absence de compétition. Bien au contraire. Là où les Marseillais commençaient à tirer la langue, les joueurs de Copenhague étaient encore bien frais. Il faut dire que la neige (bien présente au Danemark), ça conserve ! Pire, les attaquants Danois commençaient à mettre au supplice l’axe Mbia – Diawara. Emmené par un N’doye dans tout les bons coups, même les plus vicieux (en témoigne cette poussette dans le dos de Mbia qui aurait bien pu valoir sa cheville au Marseillais), Copenhague a enchainé les occasions en début de seconde mi-temps.
Et s’il n’y avait eu tant de maladresse côté danois, l’OM serait sans doute reparti avec un sacré handicap du Parken Stadium. Et c’est contre le cours du jeu que l’OM va finalement trouver la faille. Sur un bon ballon en profondeur de Koné, discret jusque là, Niang ne laissait aucune chance à Wiland et ouvrait la marque. Niang heureux, puis Niang malheureux. Malgré le but, Copenhague n’abdiquait pas. Sur un corner, Niang contrait malencontreusement une tête danoise, concédant un pénalty largement évitable. Gronkjaer, l’ex joueur de Chelsea, se chargeant de punir l’OM.
L’éclair Ben Arfa, puis celui de Lucho
Il reste alors 5 minutes, et le match s’emballe enfin. Ben Arfa, sur le terrain depuis l’heure de jeu, se rappelait aux bons souvenirs de tous les défenseurs qui ont eu le malheur de croiser sa route dans un de ses bons soirs. Quand le dribbleur marseillais est en confiance, et qu’il se lance dans ses œuvres, il est inarrêtable. La défense de Copenhague l’a appris à ses dépends, après que Ben arfa ait mis dans le vent la moitié du côté gauche avant de marquer dans un angle impossible.
Le FC Copenhague n’aura goûté que peu de temps à son but égalisateur, et va finir par craquer complètement. Dans la foulée du deuxième but, Kaboré récupère un ballon à 25 mètres des cages de Wiland, sollicite le une-deux avec Lucho qui lui met un amour de louche. Seul face au gardien, Kaboré se paye le luxe de lober le portier avec l’aide du poteau. Rien que ça !
L’OM repart finalement avec une victoire flatteuse au vu de la physionomie du match. Les Marseillais ont désormais un pied et 4 orteils en huitième de finale et confirme leurs bonnes dispositions du moment.





