Les matchs contre l’AS Monaco sont souvent spéciaux. Plus vraiment le rival qu’il était lors des années 80, le club de la Principauté et ses joueurs, surtout, a pourtant toujours la gniaque lorsqu’il affronte l’OM.
Le match de samedi soir en a encore été la preuve. Dans un stade rempli de supporters ralliés à la cause marseillaise, l’OM a dû relever avant tout un défi physique.
Réputés pour être dur sur l’homme, les joueurs de Guy Lacombe on l’art et la manière de mettre les coups. 13ème au classement du Fair-Play, Monaco n’a pas failli à sa réputation. Conséquences ? Un match haché, qui n’a que peu laissé de place au beau jeu. Heureusement, les Phocéens ont montré un bon football durant la première mi-temps, sans quoi, il faut bien l’avouer, on se serait ennuyé ferme.
L’OM a donc logiquement pris le contrôle de la partie, laissant les mauvais gestes à Monaco. Particulièrement actif, Valbuéna s’est procuré les deux plus belles occasions de cette première mi-temps. Une première fois, suite à un mouvement très fluide et un centre de Lucho, le lutin Marseillais s’est retrouvé en face à face avec Ruffier. Après avoir réalisé un contrôle de qualité et crocheté le dernier défenseur Monégasque sur sa route, Valbuéna n’a pu faire mieux que frapper sur Ruffier, encore une fois excellent dans ses cages. Quelques minutes plus tard, les mêmes acteurs remettaient ça. Cette fois-ci, Lucho laissait astucieusement passer le ballon entre ses jambes pour permettre à Valbuéna de récupérer le cuir avant de frappe dans un angle trop fermé. Encore une fois, Ruffier sortait gagnant de son duel.
Monaco finissait par craquer après une nouvelle offensive de l’OM. Sur un centre tendu, Mamadou Niang s’élève pour reprendre le ballon de la tête, mais est déstabilisé par une poussette dans le dos. L’arbitre de la rencontre siffle pénalty et Niang se fait vengeance. Pour être tout à fait honnête, le pénalty est loin d’être évident. Certes, la poussette dans le dos de l’attaquant Marseillais est manifeste, mais bien des "pénos" nettement plus flagrants que celui-ci ont été refusés à l’OM cette saison. La roue serait-elle en train de tourner ?
Mais à l’OM, les -mauvaises- habitudes ont la vie dure et le bonheur ne dure qu’un temps. Sur l’un des rares centres monégasques, Maazou est le plus prompt à reprendre le ballon. Une reprise anodine et sans grande force, mais qui est contrée par Mbia et qui prend à contre pied Steve Mandanda. Le gardien Marseillais, bien loin de son meilleur niveau, a la main molle sur l’action et ne parvient pas à sortir ce ballon de sa cage.
Une tête salvatrice
A la pause, le score était de 1 partout. Flatteur pour les Monégasques qui n’ont rien montré en 45 minutes. Cruel pour les Marseillais, dominateurs mais malheureux. Les 45 minutes suivantes vont être d’un ennui presque mortel. L’OM et l’ASM levant le pied, sans doute épuisés de leur déplacement respectif à Lens et à Bordeaux, en milieu de semaine, où ils ont joués sous la neige leur match de Coupe de France. Rien à se mettre sous la dent, donc. Jusqu’à ce rush de Diawara, bien décidé à prendre les trois points, à 5 minutes de la fin. Une chevauché vers la défense adverse, qui se terminera pas une frappe de l’extérieur du pied, peu à côté du cadre. Une action qui a le don de réveiller l’équipe Marseillaise, qui se remet à pousser. La pression s’accentue d’un seul coup sur le but Monégasque et, sur un centre de Valbuéna, Niang et Mbia bien placés dans la surface poussent le défenseur de Monaco N’koulou à la faute. D’une tête contre son camp, le jeune Monégasque donne trois points à l’OM. Mérité.
Lucho - Valbuéna, ticket gagnant
L’OM réalise donc une belle opération. Mais c’est surtout la première période que l’on retiendra. Malheureux sur le but encaissé, l’OM a su rester sur sa dynamique du match face à Valenciennes et oublier la déroute de Lens. Le renouveau Marseillais s’explique, entre autre, par une excellente entente entre Lucho et Valbuéna. L’Argentin a enfin trouvé un partenaire capable d’occuper le flanc droit et de lui apporter des solutions pour bonifier son jeu. Valbuéna, dont l’entente avec Bonnart dans le couloir a déjà fait le bonheur de l’OM lors des deux dernières saisons, revient en grâce. Très remuant, il vient enfin compléter un triangle performant en compagnie de Lucho et de Bonnart. Bien plus à l’aise sur le côté que Koné voire même Abriel, il apporte du dynamisme et du danger, en témoigne ses deux occasions et sa passe (presque) décisive sur le CSC Monégasque.
Une entente qui, on l’espère, va perdurer.





