A partir du 18 mars 2010, pour une durée de trois semaine, débutera pour la seconde fois l’évènement « Marseillais recyclons, une opération écologique qui consiste à mettre des collecteurs à disposition des Marseillais dans des services de proximité et des espaces publics, afin de récolter téléphones portables, piles et cartouches d’encre ». C’est surtout « une opération de sensibilisation du grand public, visant à motiver les citoyens sur les thèmes du recyclage, de les informer sur la dangerosité de certains déchêts et de rappeler qu’il faut adopter un comportement éco-citoyen ». L’aspect "business" est aussi au cœur de l’évènement puisque il vise à « faire participer des acteurs économiques locaux et dynamiser l’activité locale. Tout en apportant des solutions concrètes aux entreprises en matière de développement durable ».

- Conférence de presse du 9 mars 2010
- Présentation de l’évènement devant la presse et les partenaires économiques (c) MB Marseille Premium
Derrière l’opération, on retrouve le CDDP (Comité Développement Durable de Provence). C’est ce comité qui, à l’occasion de la semaine nationale du développement durable (du 1er au 7 avril 2010) en est l’organisateur. Mais aussi l’agence de communication IKSO dont le rôle est « d’organiser l’opération, ainsi que d’en assurer sa promotion et toute sa logistique ». On retrouve un ensemble de partenaires privées dont le rôle et de « soutenir l’évènement, financièrement et en plaçant des collecteurs dans leurs locaux ».
Une vie après le tri
L’idéal serait que ce type d’évènements se déroule en continu tout au long de l’année. Mais ce type d’opération est difficile à mettre en place. En tout cas, les détritus récoltés feront l’objet d’une « revalorisation » c’est-à-dire qu’on « redonnera une valeur aux produits ». Par exemple, les cartouches d’imprimantes seront « nettoyées, recyclées en usine et remises sur le marché ou broyées et transformées en matières premières secondaires ». Quant aux téléphones « les plus récents seront recyclés et remis en service sur de nouveaux marchés, les plus anciens sont broyés ». Enfin, les piles « feront l’objet d’un traitement spécifiques sur des sites spécialisés ce qui permettra d’en fabriquer des nouvelles ». C’est l’association AVIE est chargée de « ramasser les déchets sur l’ensemble des points de collecte et de les acheminer vers ALLORECUP, l’entreprise chargée de les trier et de les dispatcher vers les différentes filières de recyclage ». La collecte prendra fin le 7 avril 2010 et le bilan de l’opération sera communiqué lors d’une soirée spéciale intitulée « La Nuit Durable ».

- Apperçu d’un collecteur
- Les organisateurs nous ont montré le prototype d’un collecteur pour y jeter piles, cartouches d’imprimante et vieux téléphones(c) MB Marseille Premium
Une soirée pour favoriser les synergies entre business et écologie
Cette soirée de clôture sera l’occasion de faire le bilan de la collecte en toute transparence. D’après le site Cdurable, l’édition 2009 a permis de collecter plus de « 10 000 piles, cartouches d’imprimantes et téléphones mobiles dans 90 points de collectes » sur une période comprise entre le 26 mars et 7 avril 2009. Un résultat correct. Mais, il est évident que les efforts sont à poursuivre lorsque l’on imagine la masse de tonnes de déchêts produite par les habitants de la cité phocéenne (le site de Marseille Provence Métropole précise un chiffre de 690 101 tonnes de déchêts tout compris pour 2008 dont 35 515 tonnes issues du tri sélectif). Cette première édition avait toutefois le mérite d’avoir suscité une mobilisation avec très peu de moyens de communication. Cette année, la donne a changé et les moyens ont été démultipliés. De même que « le temps de collecte passera de une à trois semaine et on compte sur 200 collecteurs répartis uniquement sur Marseille ». Collecteurs fournis par l’entreprise « Allô récup ».

- Les entreprises soutenant l’évènement
- Liste des partenaires officiels de l’opération (c) MB Marseille Premium
Mais cette « Nuit durable » est aussi l’occasion de faire des affaires. Elle est réservée à « des dirigeants souhaitant créer des synergies économiques et de signer des partenariats, notamment avec des structures capables de les faire avancer dans le domaine écologique ». Une soirée close « purement business to business, réunissant l’économie Marseillaise, tous secteurs d’activités confondus ». Mais surtout, les partenaires auront l’occasion de « se rencontrer, d’échanger, de créer des synergies et relations professionnelles autour du thème du développement durable ». Des rencontres assurées par le biais d’un « Speed Dating Business » qui « sur le même principe que le Speed Dating traditionnel » permettra aux dirigeants de dialoguer pendant sept minutes. Certes, pas d’accords majeurs en vue, mais pourquoi pas un coup de foudre professionnel, un point de départ pour « faire connaissance, d’échanger une carte de visite et de concrétiser des synergies économiques ». En parallèle, auront lieu des « animations éco-technologiques, des performances artistiques à base d’éléments recyclables, des expositions (XEROX et son ColorQube) et des démonstrations de produits verts ».
On regrette l’absence des fabricants de téléphones, de piles et cartouches d’encre. Qui on pourtant été contactés...





