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Des plages polluées à Marseille ?

[ Sophie Le Nir - Marseille Premium ] • 28|06|2010 • Mis à jour le : 28/06/2010 • Réagissez !
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Les services de santé publique de Marseille testent l’eau des plages, durant l’été, jusqu’au 31 août. Celle-ci est en général, qualifiée de "bonne" ou "moyenne". Les prélèvements ont généralement lieu le mardi et le jeudi de chaque semaine, puis les résultats sont affichés près des plages. Ils sont également visibles sur le site Web de la mairie. Mais entre le port et le développement industriel des siècles derniers, n’y a-t-il pas des risques pour notre santé ?

Les pollutions peuvent être microbiologiques, d’origine fécale, provenant des habitations et des élevages. Les perturbateurs sont aussi des algues microscopiques, et des parasites, les leptospires. Ces derniers causent la maladie infectieuse et d’origine bactériologique, appelée leptospirose souvent confondue à un état grippal. En France, on compte 600 à 800 cas par an. Ces contaminations s’effectuent principalement de juillet à septembre, mais de manière générale, les contaminations entraînent des gênes ou maladies bénignes, comme les gastro-entérites. Heureusement, le pourtour méditerranéen reste peu concerné.

Présence d’arsenic et de plomb : une pollution industrielle

En Méditerranée, l’antenne régionale de l’institut de veille sanitaire (Cire Sud) a menée une étude, en 2005, sur la pollution du littoral à Marseille. La zone étudiée s’étendait de la pointe rouge à Callelongue. Du plomb et de l’arsenic avait été détectés dans certaines zones. Ces traces proviennent de l’importante activité industrielle qui s’était développée à Marseille, au cours du 19e siècle.

A cette époque, les Goudes par exemple, hébergeaient une raffinerie de soufre et une usine de traitement du plomb. A Callelongue, les industries élaboraient de l’acide sulfurique et de la soude chimique. Enfin à l’Escalette, s’étaient implantées une usine d’équarrissage et une fonderie de plomb.

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©SLN, marseille-premium/ Une pollution parfois visible.

En 2005, l’INVS recommandait de ne pas résider sur le site de l’Escalette, ni fréquenter la plage de Saména, même si la qualité de l’eau semblait satisfaisante. Depuis, cette plage est jugée « impropre à la baignade », par le service communal d’hygiène et de santé. La terre et le sable sont pollués, les oursins et les coquillages ne sont pas à consommer.

Des conclusions transmises, la même année, aux Directions Régionales de l’Industrie de la Recherche et de l’Environnement (DRIRE), révélaient en effet que 29 hectares avaient été pollués suite aux activités industrielles localisées entre l’Escalette et Callelongue. Les sources de pollution diffèrent et les lieux atteints sont diffus : « une dépollution totale du secteur apparait donc exclue », informe ce rapport.

Afin d’éviter le contact avec ces polluants, il est conseillé d’éviter de se baigner après des pluies importantes. Celles-ci peuvent provoquer des débordements des eaux usées ou le ruissellement de ces surfaces souillées.



Par Sophie Le Nir - Marseille Premium

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