Ces journées d’économie publique ont été organisées par Alain Trannoy, directeur actuel de l’Institut d’Econome Publique et directeur d’études à l’Ecole des Hautes études en sciences sociales (EHESS), et par Nicolas Gravel, professeur à l’Université de la Méditerranée (et IDEP-GREQAM).
Baptisées « Louis-André Gérard- Vanet », elles correspondent à « un colloque scientifique : les spécialistes viennent présentent leurs articles qui sont tous disponibles. La plupart est rédigée en anglais : c’est la langue internationale maintenant. Certains articles donnaient un éclairage sur le problème de partage de gouvernance. Des travaux ont été faits là-dessus », illustre Nicolas Gravel.
Lancées en mai 2002, « C’est l’une des plus importantes conférences dans le monde : des gens du monde entier y viennent. On sélectionne très rigoureusement les communications qui sont émises. On a des prix-Nobels qui viennent prononcées des analyses. Nous sommes dans des réseaux internationaux très performants, cela attire du monde. Pour le grand public, le plus intéressant est les conférenciers invités », précise –t-il.
L’an prochain sera le10e anniversaire de ce colloque : deux prix Nobels sont attendus.

- ©SLN, marseille-premium/ "Marseille est le 3e pôle français d’excellence en économie".
Selon ce spécialiste, « Marseille est le 3e pôle français d’excellence en économie, le premier étant Toulouse et le second Paris. Et nous, on arrive juste derrière, avec 80% du potentiel scientifique de Paris ! Alors que Paris et Toulouse ont reçu d’importants moyens financiers sous gouvernement Villepin, des dotations de capital très importantes, nous, nous n’avons rien reçu pour le moment et nous sommes troisième. La région d’Aix-Marseille a donc toutes les raisons de se réjouir d’avoir ce centre d’économie publique de cette qualité ici, pour son rayonnement intellectuel. On a d’ailleurs demandé à être reconnu comme centre d’excellence en économie. Apparemment, on a eu de très bons échos auprès de Valérie Pécresse. J’espère que cette activité scientifique va nous être reconnue et qu’elle deviendra un atout pour la région PACA ».
La première campagne de candidature à cette prime d’excellence scientifique abrégée PES a débuté le 3 juin 2010. La prime d’intéressement retient l’effort donné à l’enseignement. Mais pour certains chercheurs, elle ne répondrait pas à la demande de revalorisation de leur salaire. Selon eux, cette mise en place de centres d’excellence associée à l’attribution de primes individuelles a pour effet de diviser la communauté scientifique.
En juin 2010, le SNTRS-CGT a donc appelé à poursuivre la contestation et continue de revendiquer une prime allouée à tous, de manière égale. De même, le 16 juin dernier, le syndicat des inspecteurs d’académie a contesté vivement ces réformes concernant l’éducation nationale et la recherche. Une partie des chercheurs du CNRS ainsi que la coordination de formation des enseignants s’associent également à ce mouvement contestataire.





