
- Le candidat Jacques Bompard qui mène la liste d’extrême droite de la Ligue du Sud. © SA Marseille Premium
1 - Quels sont les grands thèmes de votre programme ? Il y en a au moins quatre. L’identité, la sécurité, le localisme et une gestion efficace. Je développerai le premier : l’identité, c’est poser la question : notre région va-t-elle encore rester longtemps provençale et française ? Immigration et islamisation ne sont ni des fantasmes, ni des concepts, mais des faits et des faits qui avancent. Contrairement aux autres listes, nous apportons une réponse différente à cette question. Nous ne nous félicitons pas, comme la gauche, de cette submersion migratoire, nous n’y collaborons pas comme l’U.M.P. dont les maires, à Nice, à Marseille, facilitent, parfois en contournant les lois sur la laïcité, la construction de grandes mosquées ; enfin, nous pensons différemment que Jean-Marie Le Pen lorsqu’il prétend dans la presse que : « les cinq piliers de l’Islam sont compatibles avec les coutumes françaises ». Nous sommes donc le seul mouvement de résistance à cette entreprise de défrancisation de notre région.
2 - Quels sont, selon vous, les principaux défis auxquels la région P.A.C.A. devra faire face ces prochaines années ? Une démographie écrasante qui ne découle pas d’une natalité importante, mais d’un double phénomène : des riches retraités venus du Nord de l’Europe pour s’installer sur la Côte et des immigrés venus de partout pour s’entasser dans les cités. Au milieu, coincés, les gens de la région. Ceci a un coût en terme environnemental, de transports, mais aussi d’insécurité, de logement, etc… On tiers-mondise la Provence. Ce sont les classes moyennes et populaires qui ont commencé à en payer le prix.
3 - Quel bilan dressez-vous de la politique du Conseil régional présidé par Michel Vauzelle ? Un bilan en forme d’apparence. Michel Vauzelle est un homme avenant, qui sait soigner son image. Mais, sur le fond, il gère comme un socialiste, c’est-à-dire qu’il creuse l’endettement, qu’il augmente les impôts, et cela afin de financer nombre des gaspillages comme les Maisons de la Région qui ne servent à personne sinon au P. S., ou des subventions en masse à des foultitudes d’associations, hors des compétences de la Région, mais conformes à l’idéologie de gauche.
4 - Quels sont les points forts de votre candidat Monsieur Bompard ? C’est un homme qui a fait ses preuves de gestionnaire. Il sait piloter une collectivité, contrairement aux autres candidats. Sa ville, Orange, a été classée à plusieurs reprises comme la mieux gérée de France ou de la Région. Récemment, elle a été aussi décrétée la plus sûre en terme de sécurité.
5 - Quel regard portez-vous sur les autres listes ? Quels sont leurs points positifs selon vous ? Leur point fort tient en une seule chose : ils sont connus en tant que marque politique : U.M.P., P.S. ou F.N., tout le monde connaît. C’est un gros avantage par rapport à un mouvement jeune comme le nôtre.
6 - La campagne pour les Régionales vous semble-t-elle plus difficile que les autres ? Pourquoi ? Aucune campagne n’est difficile quand on joue à armes égales. Ce n’est hélas pas le cas. Quand on a dix fois moins d’argent ou de temps d’antenne, comme c’est notre cas, on part avec un énorme handicap.
7 - Pensez-vous que les électeurs se sentent concernés par les Régionales ? Les Régionales, comme les Européennes, sont des élections compliquées pour les électeurs. Un maire, un conseiller général, un député, cela leur « parle » plus qu’un conseiller régional qui n’a pas une assise locale. C’est dommage et sans doute voulu par les partis et leurs états-majors parisiens qui ne veulent pas de vraie décentralisation. Une vraie décentralisation, ce serait une vraie indépendance financière des Régions. Or, celles-ci ne fonctionnent qu’avec l’argent de l’Etat. On pourrait changer les choses en relocalisant une partie de la T.V.A. au profit des collectivités locales, dont la Région.
Déjà publié : La liste Lutte Ouvrière répond à nos questions.





