Faire de Marseille une ville étudiante Attirer et accueillir les étudiants : l’enjeu est mis sur la table dès le début de la séance. Dans le cadre de « l’opération campus », les universités d’Aix et Marseille, bientôt fusionnées au sein d’une même entité, recevront la troisième dotation la plus importante de France après Paris et Lyon. L’objectif est de réhabiliter les bâtiments d’études et les équipements notamment sportifs, améliorer la desserte de transports, en particulier à Luminy qui pourrait ainsi devenir un parc de recherche d’excellence à l’image des plus grandes universités internationales. L’opposition a reproché le choix d’un emprunt public pour financer ces investissements et regrette que les établissements du centre-ville de Marseille soient négligés au profit d’Aix et Luminy.

- Conseil municipal du 8 février 2010 - crédits photo : Sophie Amsili
Emploi et solidarité, les maîtres mots de l’équipe de M. Gaudin Au milieu des débats qui secouaient l’assemblée municipale, le député Roland Blum a rappelé les deux objectifs principaux de la municipalité : l’emploi et la solidarité. Tout d’abord, favoriser l’activité économique de la ville en poursuivant les grands projets en cours comme Euromed 2, la réhabilitation de la friche de la Belle de Mai, le développement des pôles commerciaux de la Capelette et de la Valentine… Le Palais de la Glisse, inauguré en décembre dernier, fait ainsi partie des grands projets voulus par le Maire Jean-Claude Gaudin : « vous enragez, a-t-il lancé à l’opposition, car personne ne nous a aidé et que c’est maintenant un succès ». Il espère d’ailleurs que la Capelette bénéficiera des mêmes retombées positives avec la patinoire que le quartier du Rouet avec la création du parc du XXVIe centenaire. « Nous continuerons à investir » a affirmé le Maire. Concernant le budget, la majorité et l’opposition se sont violemment affrontées : « budget d’exigence et de responsabilité » pour les uns, « catalogue de promesses » pour les autres. Tout en admettant que la dette n’avait pas augmenté, la socialiste Nathalie Pigamo a rappelé qu’elle restait à un niveau alarmant et a souligné que l’augmentation de la population marseillaise était due au taux de natalité important plutôt qu’à une nouvelle attractivité de la ville.
Deuxième objectif prioritaire de la municipalité : soutenir la solidarité en investissant dans les 12 zones urbaines sensibles de la ville qui comptent au total 225 000 habitants. L’adjointe au maire Valérie Boyer, en charge des projets de rénovation urbaine, a insisté sur les sommes investies non seulement dans le Centre-Nord et dans le quartier de Malpassé, mais aussi dans la zone des Hauts de Mazargues pour « la désenclaver, y favoriser la mixité sociale et y renforcer l’équipement ». 66 millions d’euros iront à cet espace situé à l’entrée du futur parc national des calanques. Mme Arlette Fructus a également défendu une politique du logement « cohérente » et « transparente », « pour tous les Marseillais », soulignant que la ville a dépassé son quota de construction de logements sociaux et que plus d’un milliers de « chèques premier logement » ont permis à des Marseillais d’accéder à la propriété.
Tensions sur les projets culturels Les communistes et les socialistes ont voté contre le projet du mémorial de la Marseillaise qui doit rendre hommage aux révolutionnaires partis le 10 août 1792 de la cité phocéenne pour Paris, entonnant pour la première fois notre hymne actuel. L’opposition regrette la vocation minimale du projet qui ne sera pas un musée et dénonce, à la veille de Marseille 2013, la décision de la Mairie de confier l’entreprise à une société privée. Enfin, les échanges ont été plus vifs lorsque le socialiste Patrick Mennucci a abordé le problème du festival Marsatac dont le lieu pour la prochaine édition n’a toujours pas été décidé. M. Gaudin a rétorqué que chaque année, une solution était trouvée « même si les organisateurs sont de plus en plus exigeants ». Des organisateurs qui n’auraient toujours pas contacté la municipalité.





