A Marseille on est habitué à avoir des chiffres plus élevés qu’ailleurs. C’est vrai pour la température mais aussi pour le chômage. De là à croire qu’on aurait plus de temps pour profiter du soleil pas si sûr ! En réaction à l’écart constant du chômage entre la cité phocéenne et le reste du pays, les marseillais sont nombreux à tenter de devenir leur propre patron.
Animé par le désir d’être autonome, l’esprit d’initiative, le goût du risque, le créateur est surtout motivé pour créer son propre emploi. Ainsi, pour plus de 40% d’entre eux, créer leur activité s’est avéré être la solution pour sortir du chômage. La région Provence Alpes Cote d’Azur figure parmi les plus dynamiques en termes de créations, avec Marseille en tête de peloton (au 2e rang derrière Paris).
Profil des créateurs
Aux profils hétérogènes, ces nouveaux créateurs sont pour un peu moins de la moitié des demandeurs d’emploi, des jeunes diplômés en manque d’expérience pour intégrer une entreprise, des seniors en difficultés sur le marché du travail, des femmes ayant multipliées les emplois précaires,... Jeunes, moins jeunes, hommes, femmes, diplomés ou sans qualifications, actifs occupés ou chômeurs, ces nouveaux entrepreneurs intègrent des caractéristiques socio-démographiques très diverses.
Une pérennité fragile pour les créateurs issus du chômage
Mais la survie des nouvelles entreprises est difficile : en 2007, 49 % seulement des entreprises sont encore actives cinq ans après leur création. Pour 40 % des créateurs, créer son entreprise permet de sortir du chômage. Plus de la moitié de ces chômeurs ont bénéficié, au moment de la création, d’une aide ou exonération de la part des pouvoirs publics. Leurs entreprises apparaissent cependant moins pérennes que celles créées par des actifs antérieurement en emploi, pour des raisons liées principalement aux caractéristiques de leurs projets respectifs : secteur d’activité, moyens financiers et forme juridique de l’entreprise en tête.
Des politiques publiques encourageantes
Outre les récentes mesures au niveau national simplifiant le statut d’auto-entrepreneur, les politiques locales encouragent activement la création qui est devenu un recours à la perte d’emploi. Le soutien à la création d’entreprise est un axe important des politiques publiques, en particulier en direction des demandeurs d’emploi. Ils bénéficient ainsi de dispositifs spécifiques d’aide à la création qui se situent à la frontière entre logique économique de création d’activité et logique d’insertion. Le dispositif Nacre (nouvel accompagnement pour la création et la reprise d’entreprise) a été créé dans le but de donner aux porteurs de projet le maximum de chances de réussites. Il comprend un accompagnement individualisé avant et après création et un prêt à taux zéro. Ce dispositif s’adresse aux personnes sans emploi ou rencontrant des difficultés pour s’y insérer durablement et pour lesquelles la création d’entreprise est un moyen d’accès, de maintien ou de retour à l’emploi.
Les organismes d’aide à la création
Se faire accompagner est un gage de pérennité car créer son entreprise requiert certes de parfaitement connaître le marché dans lequel on souhaite s’implanter, mais d’être également un fin négociateur, un commercial avéré, un bon gestionnaire et un communicant efficace.
Créer son propre emploi pour sortir du chômage, pourquoi pas, mais attention la création ou la reprise d’activité ne s’improvise pas, de l’idée du projet à l’immatriculation de l’entreprise le chemin est long et le courage plus que nécessaire.
Les rendez-vous de la création et des créateurs
Si vous cherchez plus de renseignements sur la création d’entreprise, le Salon Génération Entreprendre ouvre ses portes chaque année en mars, au Parc Chanot de Marseille. Ce salon grand public est destiné à aider le futur chef d’entreprise à structurer sa démarche de création et concrétiser son projet et améliorer la lisibilité des acteurs, des règles et des dispositifs liés à la création et à la reprise d’entreprise.
Et pour tous ceux qui ont franchi le cap de la création, les inscriptions aux Concours Talents et Talents des Cités sont ouvertes. Organisé par l’organisme BGE, ces deux concours sont les 1ers concours régionaux et nationaux à la création d’entreprise, récompensant les meilleurs créateurs de l’année.



