A l’intérieur de ce monument historique, au troisième étage, la galerie « 3e rue » présente les œuvres d’un jeune artiste parisien dans un espace dédié à l’art contemporain. Son lien à Marseille s’est noué avec l’attrait de la peinture et son « besoin de mer ».
Benjamin Dubourg, né à Paris en 1984, a vécu dans le Massif central, en Argentine et au bord de la mer à Marseille. Il a même connu les grands espaces du désert. Inspiré par les différents éléments de la Terre dès sa naissance, il essaye de les faire vivre à travers son œil et la lumière. D’ailleurs, l’espace où sont exposées ses photos « est un lieu où il y a de l’air, où l’on respire ».
Techniquement, le cadre, l’espace et le centre sont questionnés. En effet, selon Benjamin Dubourg, « dans la vie, on dévie souvent de son axe, mais cela permet de redéfinir un centre, un point d’impact ».

- Droits d’auteur Benjamin Dubourg.
De loin, le papier mat des photos évoque parfois des toiles de peinture. Ce sont en fait des « toiles de photographie » qui sont accrochées aux murs. De près, les photographies de Benjamin Dubourg expriment la dureté ou la contrariété qu’il peut y avoir entre deux mondes différents. Mais il ne souhaite rien justifier, préférant laisser la place au « mystique » et au « silence ».
Autodidacte, il s’est intéressé très tôt à l’écriture et à la photographie. Son père, « un medium assez présent » dans son enfance, l’emmenait déjà au laboratoire quand il avait cinq ans. La photographie est pour lui de l’ordre de la vision, de la sensibilité. De son point de vue, cet art est comme un corps qui convertit des pensées en idées ou images, comme un medium qui transmet les paroles d’un esprit. Sur le principe de l’inconscient collectif, ses photographies s’interprètent à tous les niveaux, et pénètrent chaque visiteur.
Cette exposition réunit finalement la nature verdoyante entourant le Corbusier et les matériaux gris de ce dernier, les matériaux froids comme le fer ou le béton et les éléments vivants comme l’eau et la terre.







