Les préférences ou attirances sexuelles ont longtemps été construites socialement de manière à ce qu’on les perçoivent comme « naturelles », « coulant de source ». La croyance en une hétérosexualité universelle, appartenant au « normal », sert de nombreuses idéologies paternalistes, monothéistes et traditionnelles. Elle étouffe aussi ceux qui ont d’abord choisi d’aimer celui ou celle pour qui leur cœur ou leur désir a tremblé, quelque soit le sexe de cette personne.
Retour historique
Le 18 juillet 1960, en France, l’assemblée nationale déclare que « l’homosexualité est un fléau social au même titre que l’alcoolisme, la tuberculose ou le proxénétisme ». Cet amendement, du député gaulliste Paul Mirguet, enclenche une longue répression contre les personnes homosexuelles.

- ©SLN, marseille-premium/ Défilé du 3 juillet 2010, à Marseille.
Quelques années après, aux États-Unis, dans la nuit du 27 au 28 juin 1969, la police new-yorkaise débarque dans des bars gays de Greenwich village. Des passants et les habitués du bar affrontent alors les policiers qui finissent par se barricader. La confrontation dura trois jours.
Un an plus tard, une marche est organisée pour commémorer ce triste évènement.
En France, ce défilé se formera pour la première fois en 1971. Mais le dispositif répressif ne sera aboli qu’en 1982 par F. Mitterrand.
En 2010, deux marches marseillaises pour réclamer tolérance et égalité.
Cette année 2010 à Marseille, une première manifestation a eu lieu samedi 3 juillet. Coordonnée par l’association fiertés de Provence, elle s’est déroulée dans une ambiance festive, sur un rythme techno et en couleurs. Ballons, confettis, mousses, la parade est restée fidèle à l’esprit gai.

- ©SLN, marseille-premium
Une seconde marche est prévue par l’association Tous&go ; le samedi 10 juillet, à 15h 30. Les marseillais sont invités à se réunir autour du mot d’ordre :« Tous « citoyens ! Tous égaux ? ». Le point de départ se situe autour de l’arbre de l’espérance, œuvre métallique qui se dresse à l’entrée du parc du 26e centenaire. Les participants emprunteront ensuite l’avenue de Toulon, l’avenue Cantini pour rejoindre la place de Castellane. Ce défilé pour l’égalité achèvera sa course au vieux port, devant la mairie.





