
- © DR - Intérieur de l’immeuble en cours de réhabilitation
L’immeuble vacant et dégradé du 36 Boulevard Longchamp à Marseille appartenant à l’APHM (Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille) sera entièrement réhabilité fin janvier 2011. Il comprend deux T6 et un T3. Une initiative à l’origine de la PACT 13. "C’est une association d’amélioration de l’habitat et d’insertion par le logement. Nous aidons, entre autres, les propriétaires de logements vacants et dégradés à réhabiliter leur logement pour en faire des logements sociaux", commente Vincent Colin, Chargé de Communication de la PACT des Bouches-du-Rhône.
Pour financer les travaux, 2 méthodes sont utilisées : la mobilisation de subventions de l’État et de différents partenaires comme des organisations et des institutions ainsi que le principe du bail à réhabilitation. Vincent Colin explique en quoi cela consiste : "c’est un mécanisme qui permet de devenir propriétaire d’un bien pendant une période donnée. Donc, pendant la durée du bail à réhabilitation. De financer les travaux à la place du propriétaire initial. Pendant la période du bail, une fois qu’on les a financés, on met les logements en location. On récolte les loyers, ce qui nous permet de faire un équilibre d’opérations par rapport au montant des travaux financés". À la fin du bail, dans 33 ans, l’immeuble sera restitué à l’APHM.
Des loyers modestes
Grâce à un loyer conventionné très social à 5,36 €/m2, un T3 reviendra à environ 430 euros par mois et un T6 à 750 euros. "On mobilise des subventions pour réaliser ces travaux, c’est-à-dire qu’on conventionne les logements avec l’Agence Nationale de l’Habitat (ANAH)", confie Vincent Colin. Des prix nettement inférieurs comparés à d’autres logements du Boulevard Longchamp". Ces appartements seront attribués à des ménages en difficultés, notamment à des personnes sous tutelle. N’étant pas en mesure d’assumer seules les tâches de la vie quotidienne, elles recevront chaque jour la visite d’une gouvernante.
La PACT des Bouches-du-Rhône a financé ces travaux, à hauteur de 660 000 euros, grâce à des subventions provenant de la Fondation Abbé Pierre, le Conseil Général des Bouches-du-Rhône, le Conseil Régional, l’ANAH et la contraction d’un prêt bancaire.





