Depuis le 1er mai 210, s’est mise en place une surveillance accéléré en région PACA et en Corse. Celle-ci consiste à déterminer le nombre d’habitants atteints par deux virus tropicaux. Parmi les 100 cas suspects relevés depuis cette date, 38 concernaient des infections récentes : dont une seule par le virus du chikungunya, suite à un séjour à Madagascar. Concernant la circulation de celui-ci sur l’île de la Réunion, l’arrivée actuelle de l’hiver austral contribue à l’affaiblir. Le dernier cas recensé date du 5 juillet 2010.

- ©Muscapix/ Le moustique aedes aegypti, vecteur potentiel de ces virus n’est pas encore arrivé, en France.
Dans les Bouches-du-Rhône, 15 alertes correspondaient effectivement au virus de la dengue et se liaient également à un séjour effectué à l’étranger. Par contre, aucune trace de chikungunya n’a été repéré dans ce département, contrairement à celui des Alpes Maritimes. A Marseille, la surveillance concerne donc davantage le virus de la dengue.
La dengue, un virus qui prend ses aises
Depuis le 17e siècle, le monde connaît des épidémies de dengue, notamment aux Antilles. Ce virus du nom scientifique arbovirus, ce transmet entre les Hommes via les moustiques de la famille aedes. La dengue est la maladie vectorielle qui se développe le plus rapidement dans le monde. « Alors qu’il n’y avait que 66 000 cas recensés en 1980 », d’après un centre de recherche canadien (CRDI), « ce nombre était passé à un million en 2002 et, durant la seule année 2005, un demi-million de nouveaux cas ont été dénombrés ».
Aujourd’hui, l’activité de dengue en Martinique et en Guadeloupe progresse. Les institutions sanitaires provençales s’attendent ainsi à une importation continue de ce virus, pendant les semaines à venir, et sans doute jusqu’en novembre. Par contre, en Guyane, la fin de l’épidémie est proche.
La période d’incubation dure 5 à 6 jours. Les premiers symptômes s’associent à une fièvre élevée. Puis, cette maladie évolue spontanément vers la guérison et, sans séquelle dans la majorité des cas.





