Depuis 2004, on l’aperçoit dans les Alpes Maritimes, puis en Corse. En 2007, c’est au tour du Var. Et, dernièrement, il a été localisé dans les quartiers marseillais de la Valentine (11e) et de St- Barnabé (12e). Déjà visible en novembre, les beaux jours confirment à nouveaux sa présence. Mais celle-ci reste discrète. Pour l’instant, aucun marseillais n’a été contaminé en ses terres. Et pour cause : aucun de ces nouveaux arrivants « aedes albopictus » ne portent en eux de virus tropicaux, selon la préfecture des Bouches-du-Rhône.
Depuis 2006, un dispositif, pour limiter la dissémination de la dengue et du chikungunya a été instauré, en France métropolitaine, par le ministère de la santé et des sports, en lien avec les conseils généraux et les communes. Puis, en avril dernier, un arrêté ministériel a enclenché une campagne de communication dans les Alpes-Maritimes, le Var et les Bouches-du Rhône. Depuis le début de l’année, selon l’agence régionale de la santé, 24 cas de dengue et un cas de chikungunya ont été enregistrés en PACA, mais il s’agissait à chaque fois de personnes ayant été infectées au cours d’un voyage.
Des communes ont installé des pièges pour évaluer la présence de ce culicidae (nom savant des moustiques) dans 150 points des Bouches-du Rhône.
Si ces pièges révèlent ce moustique rayé sur l’abdomen, ou si des personnes revenant de voyages constatent avoir été contaminées, alors une démoustication s’opère dans leur environnement. Selon la préfecture des Bouches-du Rhône, « cela a été peu le cas jusqu’à présent, car généralement les personnes habitent dans un appartement à l’étage. Il n’y a donc pas de source d’eau stagnante à traiter dans les environs ». Car l’eau stagnante reste pour tous ces moustiques un lieu idéal pour la ponte et l’éclosion de leurs œufs.

- (c) SLN, MP/ La démoustication s’effectue principalement dans les zones humides.
La transmission de la maladie chez ces diptères se réalise rarement entre la mère et ses œufs. Par contre, les femelles sont le plus souvent contaminées lorsqu’elles piquent des humains infectés. En piquant, elles extraient des protéines de notre sang afin de concevoir leur progéniture.
L’objectif sanitaire des démoustications vise donc, en premier lieu, à éviter la contamination des moustiques tigres sains par les humains malades. Seule cette espèce de moustique, pouvant à son tour transmettre le chikungunya et la dengue, est visible aujourd’hui à Marseille. Dans cette optique, l’entente interdépartementale pour la démoustication (EID) utilise l’insecticide « BTI », dit "bio", autour des habitations des personnes contaminées et des pièges qui ont révélé leur présence.
Cet opérateur public traite les œufs de moustiques, dans les zones humides de la région Languedoc-Roussillon et du département des Bouches-du Rhône, essentiellement par mesure de confort. Plus de 210 communes sont concernées.
Reste à savoir que la dengue se rapproche d’un symptôme grippal brutal et sévère pouvant durer une semaine. Le chikingunya cause, quant à lui, des fièvres et des douleurs articulaires. L’infection peut passer inaperçue comme elle peut engendrer un décès, selon l’état de santé de la personne.





