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Partager des informations médicales : des forums Santé du Web au dossier médical personnel.

Selon Pierre Assas, médecin généraliste à Marseille, "le Web est un bon moyen d’éviter le médecin !". Surfant, depuis quatre ans, dans la rubrique santé, du site Yahoo questions-réponses, il nous livre, ici, son point de vue, sur le partage d’ informations médicales, via la toile.

16
février
2010
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Parfois, le Net peut être une alternative à la consultation médicale. Pierre Assas, un habitué des forums santé, explique : « Le passage chez le médecin c’est physique. Il va palper, ausculter, déshabiller, toucher. Le stéthoscope, posé sur la poitrine, est perçu comme une intrusion : on écoute à l’intérieur. Alors que sur Internet, il n’y a plus de chair. C’est complètement différent. Il y a une distance. » Comme si ce media créait l’illusion de protéger l’intimité en la noyant dans l’anonymat, la masse ou l’impalpable. En la désincarnant.

Partager pour contester ?

Cette distance, instaurée entre le corps du malade et celui du médecin, représenterait celle qu’on pose avec le pouvoir : « Un forum peut servir à démystifier la parole du médecin. Car si on pose la question à quelqu’un d’autre, c’est d’une certaine manière, qu’on conteste sa parole. Je dirais que cela vient de mai 68, une période de contestation où tous les savoirs étaient dénoncés comme des pouvoirs. Avec Internet, la connaissance médicale et la parole du professionnel cessent d’être sacrées. »

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Pierre Assas
© Sophie Le Nir, marseille-premium.com

Bref, grâce au Web, selon ce médecin marseillais, « la population a acquis des notions de santé, une culture, une connaissance. » Même s’il reconnaît qu’ « on y trouve aussi beaucoup de réponses moralistes. Concernant la pilule contraceptive par exemple, les conseils sont parfois d’arrêter au moins une fois par an car cela rendrait stérile. C’est incompétent ou moraliste, je ne sais pas, mais c’est faux. »

Partager pour contrôler ?

Par contre, au sujet du dossier médical personnel (DMP), partagé et informatisé, Pierre Assas exprime des réticences. Tel un carnet de santé, le DMP retrace l’historique de nos consultations. Lors de chacune d’elles, les médecins doivent y noter tous les éléments médicaux nous concernant dont les traitements prescrits. Pour ce médecin, dont le cabinet est à la Plaine, la « santé est une relation », qu’on ne peut saisir avec des données objectives, ou la seule description des symptômes, qu’induit l’utilisation de ce dossier. Il donne un exemple : « madame, votre angine, c’est parce que vous êtes surmenée et qu’il faudrait demander à votre mari de faire la vaisselle, à votre place. Même si la dame a réellement une angine. » Ainsi, des patients consultent aussi pour autre chose. Un symptôme ou une maladie exprime une histoire personnelle, ou familiale, ce que ne prennent pas en compte les données objectives. Cette réforme de l’Assurance maladie, lui paraît donc être "une négation de la relation, au profit d’un contrôle du patient".

La CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) avait observé, quant à elle, en 2004, que les assurés sociaux n’étaient pas réellement libres de refuser l’accès à leurs données privées. Elle avait donc demandé des garanties au niveau de la confidentialité de ce dossier médical « en-ligne ». Enfin chaque patient doit pouvoir y accéder.

par Sophie Le Nir

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Forum


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  • Partager des informations médicales : des forums Santé du Web au dossier médical personnel.
    20 juillet 2010, par espigaou

    Le docteur Assas semble vouloir s’éloigner de "données objectives" universitérofacdemédecinistes sur la santé et être prêt ( il le dit) à conseiller, par exemple, à une femme de demander à son mari de faire la vaisselle pour y gagner en temps de repos . Ces données non objectives sont,malheureusement ...subjectives ! Peut être que le docteur Assas n’aime VRAIMENT pas faire la vaisselle, que la vaisselle, LUI, le fatigue beaucoup ??? Et le voilà donc à donner un avis soit disant éloigné des avis médicaux classiques/traditionnels mais tombant, par là, dans une projection de ses propres réticences ou difficultés et les offrant à ses patients comme des avis " éclairés" . Et si la dame en question souffrait d’autre chose que de devoir faire la vaisselle , hein ? Au docteur Assas croyant s’écarter de la ligne des " médecins savants" se substitue là le docteur Assas croyant encore en une vérité ( la sienne ?) sans garantir aucunement que cette nouvelle vérité là ( l’anti vaisselle) est bonne à dire car véritablement vraie . Qui y a t il de vrai sinon la parole du patient ? Encore faut il prendre le temps de l’écouter sans la pervertir de ses propres fantasmes et points de butée . Ce médecin ne remet pas en cause le fait essentiel : il a pignon sur rue, il facture ses consultations, il remplit des feuilles maladie et se tient là à attendre le chaland attiré par la plaque qui figure au bas de son immeuble de la plaine " medecin generaliste" . Si ce docteur est persuadé que la médecine traditionnelle n’y peut pas grand chose à la souffrance des gens, qu’il se recycle et note sur sa plaque " ici on peut parler comme au bar d’en face " ...et ne pas attendre que la sécurité sociale s’en mêle ou s’y emmelle ! Oui, oui le savoir médical est bien aléatoire ...mais l’interprétation hâtive des sympomes présentés par un patient lors d’une consultation de ville l’est encore plus ! Etait ce VRAIMENT d’un surplus de vaisselle dont soufffrait cette patiente ? Le docteur A.ssas interprétatif est il toujours aussi sûr de ces diagnostics anciens par lui posés ? Généraliste ou psy ? That is the question ..........................................


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